Archives par mois
- Mai 2009 : 1 article
- Avril 2009 : 2 articles
- Mars 2009 : 4 articles
- Février 2009 : 2 articles
- Janvier 2009 : 4 articles
- Décembre 2008 : 2 articles
- Novembre 2008 : 3 articles
- Octobre 2008 : 6 articles
- Septembre 2008 : 8 articles
- Août 2008 : 2 articles
- Juillet 2008 : 2 articles
- Juin 2008 : 4 articles
Sortir l'Afrique des griffes des institutions financières internationales
Depuis le début de l'année, une controverse fait rage dans le cercle des blogueurs et observateurs qui suivent la situation de l'aide internationale: une économiste africaine, Dambisa Moyo, soutient que l'aide nuit davantage à la plupart des pays qui la reçoivent que le contraire.
Moyo est une économiste (Phd, Oxford) zambienne travaillant à Londres chez Goldman Sachs, après un passage à la Banque mondiale. Voici une brève entrevue (en anglais) dans laquelle elle défend sa thèse.
Si vous ne comprenez pas l'anglais, cette phrase résume bien sa pensée : «Il faudrait donc que l’Afrique puisse profiter de cette crise pour inventer son développement et ne pas rester à attendre et à espérer un hypothétique sauvetage de son économie par les puissances mondiales qui elles-mêmes cherchent à se sauver.» [Dambisa Moyo - Londres : «La crise financière est une opportunité pour l’Afrique !»]
Sa recette: offrir sur les marchés internationaux des produits transformés utiles et nécessaires.
Ça semble si simple qu'on se demande bien pourquoi personne n'y avait pensé avant elle.
Moyo a tout de même le mérite de donner un bon coup de pied dans la ruche de l'aide internationale. Visiblement, le système mis en place par ies institutions financières internationales avec la complicité des riches pays donateurs a de la difficulté à changer de cap même si le navire va tout droit vers des récifs.
Le plus grand service que les dirigeants africains pourraient rendre à leurs concitoyens, c'est de foutre à la porte les représentants du FMI, de la Banque mondiale et de leurs semblables. J'exagère?
L'économiste dont je ne partage pas la vision trop centrée sur la seule vertu des marchés dit aussi une vérité à ses compatriotes de la Zambie et aux Africains en général: les changements ne peuvent pas venir de l'extérieur, mais de l'intérieur.
Il faudrait que cela commence par le commerce intra-africain dont la faiblesse est une véritable honte.
À méditer.
C-SPAN. Q&A: Dambisa Moyo
À lire aussi
- Le FMI va-t-il changer? - 05/04/09
- Lier l'aide aux revenus - 09/09/08
- Les vérités de John Kenneth Galbraith - 30/04/06
- Les énergies renouvelables moteur du développement de l'Afrique? - 18/10/05
- La lutte mondiale à la pauvreté va-t-elle s'effondrer comme un château de cartes ? - 08/08/05
Mots-clés : aide
, Développement 
- Commenter -



