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La blogosphère répondra-t-elle à l'appel ?

Pourquoi ne pas traduire concrètement dans la blogosphère le tout récent appel mondial à l'action contre la pauvreté ? Comment, me demanderez-vous, convaincus que les plus pauvres sont, sauf le temps d'un ou deux sommets mondiaux, en marge de la blogosphère?

De nombreux blogs s'intéressent au problème de la Technorati. Si cela ne vous rebute pas de devoir séparer le bon grain de l'ivraie, essayez ici, ou encore ici.

Certains blogueurs vivent non loin de zones d'extrême pauvreté. D'autres sans doute ont des contacts privilégiés sur le terrain. Peut-être sont-ils coopérants ?

Vous me voyez venir ?

Imaginons un instant toutes ces personnes, à travers le monde, qui s'attaquent aux causes de la pauvreté, font vivre des initiatives porteuses d'espoir, se découragent parfois devant tantôt l'immensité de la tâche, tantôt la complexité de ce qui semble si simple, tantôt la bêtise humaine, tantôt tout cela et plus encore.

Imaginons au même moment toutes ces autres personnes, à travers le monde, qui ont soulevé, du bout de leurs doigts, une vague de générosité sans précédent dans l'histoire.

Vous ne croyez pas que la réaction blogosphérique, lors du tsunami, démontre toute la capacité d'une formidable combinaison d'intelligences qui veulent comprendre, témoigner, agir ?

L'ex président Bill Clinton n'a-t-il pas eu raison de suggérer qu'il y a là un potentiel incroyable à harnacher pour faire naître, chaque année, une aussi forte vague de générosité ?

Mais comment faire pour aller au-delà de la vague ? Comment faire pour soutenir et renforcer dans la blogosphère et sa zone grandissante d'influence, toutes les variantes de l'action mondiale contre la pauvreté ?

Peut-être s'inspirer de la leçon médiatique du tsunami : raconter l'histoire de tellement de points de vue, au point où les médias traditionnels en sont devenus jaloux, que des millions d'êtres humains ont répondu présents à l'appel de générosité.

Mais il est vrai que les blogueurs sont terriblement suspects devant tout ce qui ressemble à de l'embrigadement.

Alors ne répétez surtout pas ce que vous venez de lire.

Mais si on racontait une autre histoire...

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Commentaires

lueur

"...tapi dans l'ombre je guette la lueur de l'espoir"
Charles De Gaulle Londre

Sans doute nous manque t il notre Ernesto Guevara!!

bruno - 03.02.05 à 11:02 - # - Répondre -

En effet, comme Guevara, il faut chercher le point faible. On se dit que les forces sont disproportionnées, et elles le sont. Puis on l'oublie. Des batailles contre des géants ont été gagnées. Tout le défi est d'allier un profond pacifisme et une détermination sans faille à gagner l'ultime bataille de la dignité humaine.

Il faut s'endurcir, sans jamais se départir de sa tendresse.

Che Guevara

Mais surtout,

L'erreur ne devient pas vérité parce qu'elle se propage et se multiplie; la vérité ne devient pas erreur parce que nul ne la voit.

Gandhi

michelmonette - 03.02.05 à 18:52 - # - Répondre -

Re:

"La veille est mon sommeil, le combat mon repos"
Don quichotte

NO PASSARAN!!!!!!!

Merci michel pour être ce que tu es!!

bruno - 04.02.05 à 05:45 - # - Répondre -

Guerre à la pauvreté

Je m'inquiète de ce que la geurre à la pauvreté soit devenue la guerre aux pauvres. Nous vivons malheureusement dans une république de comptables qui ne savent plus comment créer la richesse. L'effort des gouvernements consiste à répartir moins équitablement la pauvreté en dépossédant les gens pour se donner des marges de manoeuvre politique.
Dan cette logique maltusienne, la geurre à la pauvreté sera gagné lorsqu'on aura exterminé les pauvres.

Alcipiar - 08.03.05 à 08:59 - # - Répondre -

Re: Guerre à la pauvreté

La nuance est en effet de taille. Il ne s'agit pas seulement du niveau de possession matérielle. L'économiste et prix Nobel Amartya Sen nous rappelle que la pauvreté ne se réduit pas qu'au revenu, mais qu'elle apparaît comme une privation de capacités. Vue ainsi, la pauvreté est absence de réelle liberté de choix. Il est des riches qui sont enfermés dans leur richesse au point de ne pas voir à quel point ils sont pauvres.

La lutte à la pauvreté n'est pas une guerre, mais plutôt un pélerinage en ce qu'il y a d'humain en nous. Je ne suis pas économiste, mais je soupçonne deux choses : la première est que la santé et l'éducation sont des facteurs essentiels d'enrichissement individuel et collectif et que là on peut réellement aider, la seconde est que les pauvres qui s'enrichissent nous apauvrissent beaucoup moins que les riches qui s'enrichissent.

Cela étant dit, la redistribution de la richesse peut être vue soit comme une dépossession, soit comme un devoir d'humanité. C'est selon.

michelmonette - 08.03.05 à 18:18 - # - Répondre -

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