L'intolérance appauvrit le monde
Quelques caricatures enflamment le monde. La liberté
vient de se heurter à de fortes sensibilités religieuses. Au bout du compte, toute cette agitation malsaine et choquante tourne autour du pot d'une intolérance qui nous appauvrit tous.
La liberté est en berne. Ce n'est malheureusement ni la première, ni la dernière fois. Cette fois-ci, l'assaut est mené au nom d'une interprétation religieuse stricte des droits des uns et des autres.
Le premier reflexe d'incrédulité passé, nous devons relever les manches et reprendre le bâton du pélerin.
La tolérance, du latin tolerare (soutenir, supporter), est une notion qui définit le degré d'acceptation face à un élément contraire à une règle morale, civile ou physique particulière.Être tolérant n'est pas être passif et surtout pas accepter une violence faite dans le but évident d'asservir.
Wikipédia. Tolérance.
Relisez deux fois plutôt qu'une cette célèbre citation attribuée à Voltaire: «je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu'au bout pour que vous puissiez le dire».
Il faut se battre sans relâche contre l'intolérance liberticide, un adversaire qui prend plusieurs formes : injustice, violence caractérisée, discrimination, marginalisation, pour ne nommer que celles-là. (L'Encyclopédie Agora. Tolérance.)
Certes la tolérance doit triompher, mais soyons conscients qu'elle porte en elle son propre paradoxe: tolérer que des individus profèrent impunément des menaces envers autrui mène tout droit à l'asservissement.
Il est tentant de céder au découragement, face à la marée d'intolérance soulevée par quelques caricatures, mais cela serait faire le jeu de ceux qui veulent imposer leur vision du monde, que celle-ci soit religieuse ou laïque.
Parce que la tolérance est une «condition nécessaire à la paix et au progrès économique et social de tous les peuples», les États membres de l'UNESCO ont adopté, en 1995, une Déclaration de principes sur la tolérance et fait du 15 novembre de chaque année la Journée internationale de la tolérance.
Partout, sans relâche, il faut éduquer à la tolérance. N'oublions jamais que l'ignorance est le terreau par excellence de l'intolérance.
Ghida Fakhry, chef du Bureau de New York du quotidien Asharq Al-Awsat, disait avec justesse, l'an passée, que la tolérance nait du savoir, à l'occasion du troisième séminaire de la série de l'ONU intitulée «Désapprendre l’intolérance».
Qui sait réellement, par exemple, ce qu'implique comme tolérance la Déclaration universelle des droits de l'homme
à laquelle adhère tous les pays membres de l'ONU?La dernière lauréate du Prix UNESCO-Madanjeet Singh, l’écrivaine et journaliste bangladeshi Taslima Nasrin, n'en aura pas de trop du montant accompagnant ce prix prestigieux (100 000$) pour lutter contre l'intolérance dans son pays. Cette femme d'un courage hors du commun, menacée de mort par des islamistes fondamentalistes, se bat pour que le code civil de son pays établisse l'égalité des sexes et que l'éducation y soit laïque.
Le moins que nous puissions faire, pour l'appuyer dans sa lutte héroïque, est de ne pas céder devant l'intimidation.




contre la censure en France
Vous serez sûrement intéressés par le site www.toutfaux.com, qui soutient le combat de l’angevin Claude Pichereau contre la censure politique d'un député UMP qui se croit tout permis. N'hésitez pas à laisser des commentaires sur le blog, le comité de soutien à Tout Faux est avide de réactions des lecteurs !
COMMUNIQUE
Diffusion immédiate
Tout Faux, en lutte pour la liberté d'expression et contre la censure politique Un écrivain menacé par la censure politique en Maine-et-Loire Le site www.toutfaux.com est l'histoire d'une lutte : une lutte contre la puissance des notables et pour la liberté d'expression. Depuis juillet 2004, Claude Pichereau, écrivain du Maine-et-Loire se bat pour publier son roman : Tout Faux. Il a subi les menaces, les procédures judiciaires et les violations de domicile. Pourquoi ? Son seul tort, c'est d'avoir parlé de sa vie. Son roman d'amour décapant flirte avec l'autobiographie. Et, mêlé à ces jeux dangereux, le député de Beaufort en Vallée qui croit se reconnaître dans l'un des personnages du livre. Le "sénateur" du roman est-il le député Jean-Charles Taugourdeau ? Quelle importance, dans la mesure où le romancier ne prétend pas dire la réalité, mais écrire une histoire d'amour passionnelle ? Alors, pourquoi le député maire de Beaufort-en-Vallée croit-il en son pouvoir d'interdire un roman et de persécuter son auteur ? Le livre : Tout Faux, roman décapant, retrace le parcours fusionnel et auto-destructeur d'un homme et d'une femme passionnés. La recherche d'un bonheur impossible les entraîne à l'anéantissement et la destruction mutuelle. L'auteur : Claude Pichereau, 45 ans, professeur de sécurité informatique dans l'enseignement supérieur en Pays de Loire. Le site :www.toutfaux.com soutient la lutte de Claude Pichereau pour la liberté d'expression et contre la censure.
tout faux | Le Mardi 07/02/2006 à 10:31 |