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L'insaisissable bien-être

Pour atteindre une cible, il faut pouvoir la viser. Comment évaluer le bien-être des peuples et des individus qui les composent ? Le PIB mesure l'état de l'économie de marché mais nous dit peu sur la condition générale de la société. De plus en plus d'économistes le contestent même comme mesure du bien-être dans un pays.

Le PIB s'avère une mesure très pauvre, sinon erronée. Plus un même produit coûte cher dans un pays par rapport à un autre, plus il contribue à augmenter le PIB du pays en question. Payer un capucino 10$ à New York plutôt que 3$ à Québec, contribue-t-il pour autant à augmenter le bien-être de ceux qui le boivent ?

Mais qu'est-ce donc au juste que le bien-être humain ? La sécurité sociale en est-elle la limite minimale ? Où commence-t-il ? Quand le vit-on ?

As well-being is not perceived in a universal sense, it is a rather complicated task to identify the ways in which it can be achieved.

Christina-Effimia Raftopoulou, Manchester School of Management.
La réponse est peut-être du côté de la Technorati, cet état de bien-être complet sur le plan physique, mental et social, et non simplement d'absence de maladie ou d'infirmité, comme le définit l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Mais est-ce suffisant ? Robert Prescott-Allen propose une vision plus large encore qui englobe la durabilité environnementale.

Prescott-Allen a développé un outil d'évaluation du bien-être qui combine quatre indices :
  • le bien-être humain comme mesure générale des conditions sociétales,
  • la santé des écosystèmes,
  • le bien-être général combinant les deux premiers,
  • le bien-être/stress, c'est-à-dire le bien-être humain mesuré par rapport au degré d'agression environnementale.
Richesse matérielle, santé physique, mentale, sociale et environnementale, la notion de bien-être n'est pas facile à saisir.

Elle l'est encore moins quand s'ajoutent les dimensions mentales et spirituelles.

Il ne suffit pas d'être riche pour être bien. Mince consolation quand on est Technorati.

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