France et Europe disent oui !
Pourvu que cela ait un effet boule de neige
La question est sur toutes les lèvres de ceux qui ont suivi le débat. Maintenant que l'Europe s'enligne avec le camp du oui, que feront les Américains. Non, vous n'y êtes pas, je ne parlerai pas de ce débat-là, nous avons déjà assez du nôtre de ce côté-ci de l'Atlantique. Plutôt du débat sur le financement du développement
.
Remarquez que je ne suis pas de ceux qui sont déçus du non de la France. Français et Européens doivent refaire leurs devoirs constitutionnels. C'est tout. Mais c'est beaucoup.
Trêve de paroles sibyllines, revenons à nos moutons. Ceux du Sud
que nous aimons bien, nous du Nord, tondre à notre façon. Payante pour nous évidemment.
Cinquante ans après l'espoir
En 1955, la Conférence de Bandung devait marquer le début d'une ère nouvelle. Pour la première fois, 29 chefs d'État se réunissaient sans la présence des anciennes puissances coloniales, ni des États-Unis.
Les nouveaux dirigeants du Sud entendaient se servir de la libération politique comme d'un tremplin vers la libération économique, sociale et culturelle.
Ces chefs d'État pleins d'espoir, mais néammoins divisés, partageaient des objectifs communs de modernisation de l'État et d’industrialisation de leurs sociétés.
deux visions les départageaient : il y avait celle majoritaire de ceux qui pensaient le développement possible dans l’interdépendance au sein de l’économie mondiale et celle des leaders communistes pour qui sortir du camp capitaliste conduirait à construire -avec, sinon derrière, l’URSS- un camp socialiste mondial.Qu'en est-il aujourd'hui de l'espoir naissant parmi les anciennes colonies ?
Alternatives. Il y a 50 ans : la conférence de Bandung. Interview de Samir Amin.
La sortie du camp capitaliste a mené à un cul-de-sac ceux qui ont cru au collectivisme économique. Quand à ceux qui sont restés fidèles au capitalisme, ce fut pour mieux s'enfoncer dans l'endettement, sable mouvant au fond duquel gisent les squelettes de millions d'enfants, de femmes et d'hommes, innocentes victimes de magouilles et de théories économiques.
Le chemin vers l'achèvement de l'esprit de Bandung
Après la chûte du mur de Berlin et l'effondrement de l'URSS, la libéralisation des échanges et les principes de gestion économique et financière libéraux ont un temps ravivé les espoirs des pays du Sud. Vains espoirs pour des milliards d'êtres humains.
On observe un éclatement du Tiers monde avec l'émergence de certains pays dont l'Inde, la Chine, le Brésil, qui pèsent un poids démographique considérable, mais en même temps, une partie de l'Asie du Sud, des pays du Moyen-Orient, des pays émergents d'Amérique latine et de la quasi-totalité des pays d'Afrique subsaharienne sont en voie de marginalisation et décrochent des dynamiques mondiales.Il faut bien admettre que certains pays ont gagné leur pari et s'avancent résolument vers un avenir meilleur. De nouvelles alliances se sont créées autour de ces pays. L'esprit de Bandung revivrait-il ?
Le FMI, la Banque mondiale et l'OMC : libéralisation, ajustement structurel et/ou développement ?
Malgré la conclusion d'un nouveau partenariat stratégique Afrique-Asie à Bandung, la partie est loin d'être gagnée. L'Europe et l'Amérique doivent s'engager résolument en faveur d'un rééquilibrage des échanges économiques en faveur du Sud.Harking back to the spirit of Bandung 1955, dignitaries were serenaded with traditional Indonesian tunes. Gathering at the birthplace of the NAM, representatives of more than 100 African and Asian countries ended the summit on Sunday with promises to boost economic relations and counter the threat of globalisation.
Gamal Nkrumah. Bandung Revisited. Al-Ahram.
Un nombre imposant de pays sont toujours les perdants d'une mondialisation
nettement plus favorable aux pays de l'OCDE. Quoique insuffisant, l'effort de l'Europe en faveur du développement la place dans le camp du oui, en tête des économies les plus riches.
Parent pauvre de l'aide au développement, les États-Unis, devraient rougir de honte.
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Fier de notre NON !
boule de neige qu'on dise oui ??? t'as un train de retard.
Nous avons dit non ! Tu le sais maintenant, il y a des médias dans ton coin. Mais les croit pas s'il te dise que c'est par égoïsme, vue étroite.
Non ce sont les classes laissées pour compte qui ont dit non. Et nous avons nos "élites".....mot tant décrié durant la campagne.
Elles se trouvent dans Attac, Copernic, les Amis du Monde Diplomatique, le Parti Socialiste (he oui yen a !) ou nulle part. ET ceux-là ne sont que Généreux (il y a même un qui justement porte bien ce nom).
Nous en avons assez des pauvres qui augmentent dans toute l'Europe (y compris chez les nouveaux arrivants), des chômeurs, des recul sociaux de toutes sortes.
Nous voudrions que les acquis sociaux de l'Europe de l'Ouest arrêtent de reculer. Et que l'Europe de l'Est puisse en bénéficier plutôt que d'avoir le choix entre dumping social et fiscal, puisqu'aucun budget ne leur est prévu, à contrario de ce qui a été fait pour l'Espagne, le Portugal et la Grèce.
Annie Stasse | Le Mercredi 01/06/2005 à 03:33 |