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Commerce international : aider à surmonter l'obstacle des normes et standards de production

Les barrières tarifaires ne sont pas les seuls obstacles auxquels doivent faire face les pays qui veulent exporter. On compte plus de 100 000 procédés industriels et normes standardisés dans le monde, et ce chiffre est en pleine croissance, rappelait récemment Kandeh Yumkella, Directeur général de l'Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI). Plusieurs économies n'arrivent pas à rencontrer ces standards et voient ainsi se fermer les portes du commerce international.

Yumkella dévoilait les chiffres de la production industrielle mondiale qui démontrent une progression constante de la Chine (de 2,2% à 6,9% de la production mondiale en 23 ans) dans un monde dominé par les États-Unis (23,3%) et le Japon (18,2%) (The Financial Express. Third World industrial output mushrooms).

Pour illustrer le problème que pose la non-conformité, Yumkella a donné l'exemple du commerce des aliments pour lequel « US$1.7 billion worth of exports from developing countries were disrupted because of non-compliance with food-safety requirements » (chiffres de 2004).

Ajoutons, pour complexifier le tout, que le contexte mondial est de plus en plus caractérisé par le partage de la production (les différentes composantes d’un produit étant fabriquées dans des lieux différents). Or plusieurs pays, en particulier les 50 pays les moins développés, ne réussissent pas à tirer profit de ces occasions d'affaires parce qu'ils ne sont pas en mesure de démontrer que leurs produits sont conformes aux standards internationaux.

Face à cette situation, l'harmonisation des normes, non seulement par rapport aux exigences des pays importateurs, mais aussi entre les partenaires commerciaux, semble la réponse tout indiquée.

Mais cela est beaucoup plus simple à dire qu'à faire.

Citant Ben Ngubane, président du Sustainable Trade and Innovation Centre, Raymond Van Ermen rappelait en 2004 les cinq domaines qui rendent difficile cette harmonisation pourtant essentielle :

  • Le manque de participation des pays du Technorati dans le développement de normes en ce qu’il est impératif que les standards reflètent des valeurs et priorités mondiales.
  • Le manque de connaissance et de ressources comme par exemple des institutions de certifications.
  • Le manque de ressources financières qui exclut les pays en développement de mécanismes onéreux de certification.
  • Le caractère discutable des bases scientifiques qui sous-tendent certaines normes.
  • L’impact de l’unilatéralisme par lequel des standards différents en vigueur dans différents pays deviennent des barrières non tarifaires.

    Raymond Van Ermen. Prospérité partagée et définition de normes sociales et environnementales. Séminaire International sur la mise en oeuvre du développement durable par les enterprises : le rôle de la normalisation, des acteurs et des réseaux. Saint Étienne, 28-29 septembre 2004.
Van Ermen faisait référence aux normes environnementales et sociales de plus en plus exigeantes, mais ce constat peut être étendu à l'ensemble des normes dans tous les domaines de production.

En matière de normalisation, les Technorati ont des moyens qui leur donnent une bonne longueur d'avance sur les autres pays.

Si vous doutez toujours de l'impact de la non conformité, sachez que la grande majorité des différends à l'OMC portent précisément sur les normes et standards de production.

La solution n'est pas de réduire les normes et standards, souvent une protection pour les consommateurs et même les travailleurs, mais d'aider techniquement les pays qui ont de la difficulté à s'y conformer.

Leur production et leur consommation intérieures seraient les premières à en profiter.


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Que se passe-t-il à l'ONUDI?

Que se passe-t-il à l'ONUDI?

 
Il nous semble que les idéaux ont disparu de toutes les motivations au sein des classes dirigeantes, pour quelques milliers de dollars. Le dernier cas d’école est l’ONUDI, où un directeur au passé tyrannique exerce et abuse de son pouvoir pour exploiter et abattre ses frères africains pour plaire aux pays occidentaux. On se demande dans quel but mr Kandeh Yumkella a été élu, si on peut parler d'élection puisqu'il s'agissait du candidat de l'ex-Président Obassanjo du Nigeria, quand l’on constate par exemple que sous son règne, l’Afrique passe de la première à la quatrième place dans les objectifs prioritaires dudit institut. Les projets soutenus par l'Union africaine et le NEPAD sont purement et simplement enterrés et aucun ministre africain ne réagit.
 
Que font exactement les ministres africains lors des nombreuses conférences des ministres africains de l'industrie? ... le prochain ayant lieu en fin du mois de septembre en Afrique du sud? Certainement pas beaucoup pour les populations africaines à qui l'ONUDI conseille vivement de se consacrer au commerce de ses matières premières non transformées que de les transformer... Cela fait près de 20 ans que le Président Konaré, alors président de son pays a demandé que l'ONUDI l'aide à installer une usine à transformer la mangue... il attend toujours...
 
Certains ministres africains et les ambassades les représentants à Vienne, Bruxelles, Genève et Berlin sont tellement plus soucieux de ne pas faire de vague et de profiter des valses viennoises et de l'opéra que de ce qui se passe réellement à l'ONUDI notamment pour le personnel africain. Ils se contentent de quelques miettes financières sous forme de poste de consultant, de poste au siège de l'organisation, ou des postes de consultant ou des voyages d'études pour les amis ou la famille, etc. En réalité, l'essentiel des fonds de l'ONUDI retournent à des experts occidentaux ou permet d'acheter des équipements dont la maintenance pour les pays africains posent problème.
 
Ainsi, le Directeur général de l'ONUDI à l'image de l'autoritarisme de certains Etats africains, ne se gênent même plus pour imposer un régime de peur, de délation et aussi de mensonges qui se soldent par un contrôle complet de tous les organes: la direction général, la direction des ressources humaines, le syndicat et un système de mystification du conseil de développement industriel (organe décisionnel restreint) qui ne se rend pas compte que l'on fait de moins en moins de l'industrie et de plus en plus de l'environnement et du commerce. Récemment en émargeant sur les activités du bureau international du travail ou celui de l'UNESCO, l'ONUDI du DG africain fait croire que l'on peut satisfaire l'emploi des jeunes alors que l'on fait des activités de formation dans le secondaire bloquant ainsi les rares ressources pour l'industrie pour faire de une certaine éducation.
 
Depuis son entrée en fonction il y a 1 an et demi, le futur candidat aux présidentielles de son pays, s'est fixé comme objectif de mettre tous les frères africains sous sa botte, surtout les intellectuels indépendants. Un Ougandais, candidat malheureux au poste de DG et ancien haut fonctionnaire de l'Organisation, a été licencié unilatéralement et travaille actuellement comme consultant dans une autre agence des Nations Unies basée à Vienne ; un directeur Tunisien est actuellement en congé maladie pour dépression après avoir refusé d'aller à Alger contre son gré et en absence de tout respect de la politique de mobilité sur le terrain ; un Economiste senior Togolais devra quitter le 1 jan 2007 pour avoir repoussé à plus tard son déplacement éventuel à Bangkok. La décision s'est faite contre son gré, injonction formulée sans respect de la politique de mobilité sur le terrain et basé sur un droit des plus obsolètes qui permettraient au DG de l'ONUDI d'affecter de manière la plus injuste et sans aucune procédure un membre du personnel là où il le souhaite. En réalité, c'est une politique du Goulag que lui aurait conseillé l'un de ses directeurs russes. Mais le pouvoir véritable est entre les mains d'un certain "Bismark", le directeur de cabinet dont les compétences sont à juger en fonction du nombre d'experts de la GTZ allemande (organisation d'assistance technique bilatérale allemande)... Bref, l'ONUDI est devenue une institution où les Etats font passer l'argent bilatéral pour satisfaire des besoins difficiles à exécuter en bilatéral.
 
Et l'ONU siège dans tout ceci? Pas un mot du secrétaire général de l'ONU... Il est vrai que les agences spécialisées sont indépendantes... au point d'utiliser les règles de l'organisation pour construire un système de licenciement déguisé et construit de longue date. Il suffit de mettre un spécialiste de bois dans un service statistique et à la prochaine évaluation, on lui notifie un départ vers un pays lointain qu'il refuse et on le licencie... Si les ministres africains restent silencieux sur cet état de fait, alors la société civile africaine et les médias devront s'emparer de cette affaire qui n'est rien d'autre que la fin de la démocratie au sein de l'ONUDI... Quand on croit que l'ONUDI passait pour une des organisations phares de la démocratie dans les années 1970...
 
Les Etats membres auraient parait-il donné un accord au DG de l'ONUDI de procéder à la décentralisation des ressources humaines. Mais, ils ont oublié d'en préciser les termes. En réalité, à ce jeu, ce sont les mêmes Etats membres qui perdront à terme au change car les activités qui leur seront proposés contribueront plus à faire du "show", un "one man show" selon certains membres du personnel proche du DG dont le passé au sein du gouvernement sierra léonais l'empêche d'être invité à des réceptions où l'on attribue des prix de droit de l'Homme à Kofi Annan dans la ville de Vienne.
La question se pose dans les milieux autorisés et le phénomène, loin d’être isolé, provoque des interrogations au sein des groupes de discussion et des cercles africains où l'on commence à identifier les Africains qui choisissent de représenter les grandes puissances occidentales tout en s'assurant que les ressortissants des pays africains sans influence ne pourront rien faire. Les ministres africains de l'industrie sont-ils si faibles ou sont-ils (ou elles) "envoutés" par la parole chloroformante du DG de l'ONUDI...
 
On se demande si l’Union Africaine, au travers de Mr Konaré, n’aurait pas mis en place une politique d’autodestruction du continent (après moi le déluge…). Qui donne les ordres, d’où viennent les instructions ? Le développement du continent est-il possible dans ces conditions ? Le temps est loin des discours de P. Lumumba et J. Nyerere. On semble traverser une ère de gourous et d’influence de sectes obscures. On censure les élites et on musèle les journalistes du continent, en toute impunité. Pour se protéger, il faut rejoindre des clubs très serrés ou des groupes occultes. Qui dirige de telles organisations et dans quel intérêt, avec quelle finalité ?

En réalité, il importe de rappeler que les Etats Unis, le Canada, l'Australie ont quitté depuis belle lurette cette organisation qui "informalise" l'industrialisation de l'Afrique et se contente de s'occuper. Le Mexique pour des histoires obscures entre le DG et l'ancien chef du personnel mexicain, a déjà envoyé sa lettre pour quitter une telle organisation. Des velléités existent au niveau du Royaume Uni où le même DG a du mal à faire son "show" devant un Gordon Brown qui ne se laissent pas berner par des "beau parleur". Les Africains se rendent-ils compte qu'ils ont choisi une personnalité qui n'a aucun compte à leur rendre?
 
Peut-être qu'avec les changements en profondeur de l'Union africaine et de tout son personnel adepte de la compromission, les choses devraient prendre un autre cours. Mais que fait-on des familles brisées, des carrières brisées après parfois plus de 25 ans de bons et loyaux services? Certains ministres africains ne sont même pas au courant et ne souhaitent par l'être puisqu'ils ont un arriéré sur leur contribution à l'ONUDI tels qu'il est préférable de "jouer" au mort... Bref, encore une conséquence de la pauvreté et de l'indifférence des dirigeants africains à protéger leur cerveaux dans les institutions internationales.
 
Nous suivons de près les évolutions du dossier et ne manquerons pas de vous informer des suites…Nous nous réservons le droit en temps utile de dévoiler tout le dossier et de mettre les autorités du continent devant leurs responsabilités. Ils hypothèquent l’avenir de tout un continent et compromettent la vie de millions de personnes, dont leurs propres enfants. Le peuple demandera des comptes un jour ou l’autre. Si l'on devait faire référence au nombre d'Africains encore à des postes de responsabilité avec des budgets, on peut les compter sur les doigts de la main... par contre pour trouver un africain en poste en Amérique latine ou en Asie en position de Directeur, il faut se lever de bonne heure...

Dans les faits, l'astuce a consisté à faire accepter par les dirigeants africains que les Africains pauvres ne doivent pas disposer de poste décisionnel ou au mieux servir de souffre douleur pour les pays nantis qui n'hésitent pas à promouvoir des anciennes secrétaires à des postes de responsabilité ou à reprendre des femmes de fonctionnaires occidentaux en poste, pour leur donner des contrats mirobolants après leur retraite... Tout ceci sur le dos du contribuable qui croit naïvement que l'ONUDI fait du développement industriel... il faut espérer que, de même que certains chefs d'Etat au lieu de construire le NEPAD contribuent à faire du bruit médiatique, les pratiques discriminatoires de l'ONUDI finiront par éclater au grand jour et des sanctions seront pris par les Etats membres qui disposent encore d'une certaine crédibilité au plan international.
 
 
Pour le Cercle Africain de Vigilance (C.A.V)
Jules Napo - Expert en Stratégies Internationales

Napo Jules - 17.09.07 à 14:36 - # - Répondre -

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